UNE ANNÉE QUI S’ACHÈVE

Et voilà comment cette première année en tant que titulaire s’est donc terminée. Difficile d’accepter tout ce qui s’est passé et de dire au revoir sans avoir le cœur brisé. Cependant, il faut aller de l’avant et ne pas se laisser abattre peu importe les circonstances.

L’établissement était loin de chez moi, j’ai donc demandé une mutation que j’ai obtenu. Malgré mon attachement profond pour mes collègues et l’établissement, j’étais soulagée de savoir que je travaillerai à côté de mon domicile. Et surtout que j’allais enfin avoir quelque chose de fixe.

Beaucoup d’enseignants ont très peur de se retrouver dans des zones dites « difficiles ». Ce que je peux tout à fait entendre bien sûr. Mais ces établissements sont bien trop stigmatisés et on oublie souvent à quel point les élèves ont besoin de nous. C’est sûr, il y a des moments difficiles, mais il y a d’autres moments que vous ne vivrez jamais ailleurs.

Ce que je regrette, c’est que malheureusement le système pousse à faire entendre à tous que se retrouver dans ces bahuts est horrible. Du rectorat en passant par les syndicats pour revenir aux profs, vous n’entendrez jamais dire : « Allez dans ces établissements, ils sont géniaux ! ». D’ailleurs ces établissements ne valent que peu de points et sont attribués aux nouveaux. Pourtant, ces élèves plus que d’autres ont besoin de stabilité !

Des profs d’expérience seraient parfaits pour ces postes. C’est vrai parfois j’ai plutôt eu l’impression d’être de la police que prof, et alors ? Oui parfois j’ai eu envie de dire « Merde », mais je me suis souvenue qu’ils avaient besoin de moi et de n’importe lequel d’entre nous. Il y a  quelque chose d’humain, de vrai, que vous ne retrouverez nul part ailleurs dans les zones « difficiles ».

Malheureusement, cette année m’avait déjà épuisé. Le système de l’Éducation Nationale a complètement ébranlé ma vision de l’enseignement.

  • Traitée comme un simple numéro
  • Envoyée à droite à gauche
  • Élèves laissés à l’abandon

Bref, fin d’année 2017, 2 ans d’enseignement seulement et de gros doutes m’animaient déjà.

Mais bon j’entrais dans le métier et je voulais y croire. Je souhaitais être prof d’EPS depuis tellement longtemps. 5 ans d’études, un concours, il était hors de question que j’abandonne. Et oui, je croyais que de me rapprocher de chez moi règlerait tous mes problèmes.

Hum naïve direz-vous ? Oui je crois. J’ai voulu croire que l’école offrait l’égalité de tous les élèves face au savoir. Me serais-je trompée ? 

Publié par audreyg04

Passionnée par de multiples choses dans divers domaines, j'apprécie écrire depuis très longtemps. Mais jusque là je n'avais jamais osé publier ce que j'écris. J'ai décidé qu'il était de changer et j'ai donc créé ce blog.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Créez votre site Web avec WordPress.com
Commencer
%d blogueurs aiment cette page :